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Un seul mot dans mon vocabulaire : MANGA *Q*

Chapitre 9

Chapitre 9

 

Lorsque je franchis le seuil, une lumière chaude vint envahir la pièce. Elle était tellement forte que je

fermai les yeux. Melody, elle, resta impassible, comme si elle ne la voyait pas. Au moment où cette

étrange lumière s’éteignit, elle laissa place à une pièce magnifique, ornée d’or et d’argent et remplie

de meubles et de tableaux plus beaux les uns que les autres. Comme était-ce possible ?! Il y a encore

quelques minutes, je voyais un véritable taudis, infesté de cafards et de rats. Maintenant, ce que

j’avais sous les yeux était le véritable contraire de tout cela. Je m’avançai prudemment à travers la

pièce, à la recherche de quelque chose de désagréable ou de sale mais ne trouvai rien. Soudain, je vis

une ombre se dessiner à l’embrasure de la porte.

-Melody ! Quelle plaisir de te revoir ! Mais que me vaut cet honneur ?

-Détrompe-toi Natsu. Je ne suis pas venu pour te voir mais parce que cette jeune fille avait besoin

d’un endroit où se cacher.

-Oh quel dommage. Et puis-je savoir ce que fuit cette belle et frêle colombe ?

-A vrai dire, je n’en sais rien moi-même. Mais j’aimerais bien le savoir.

Je me retournai alors vers Melody et le dénommé Natsu en les dévisageant l’un après l’autre. Je

remarquai alors que mon amie avait le regard sombre et qu’au contraire, un sourire arrogant était

figé sur le visage de Natsu.

-Alors jolie jeune fille ? Qu’est-ce qui t’amène dans mon humble demeure ?

-…

Je ne savais pas si je devais révéler mon identité à cet inconnu. Néanmoins, le regard insistant de

Melody me décida à le faire. Je leur racontai alors toute l’histoire, du début à maintenant. Melody en

resta bouche bée. Elle me regardait d’un air hébété qui en disait long. Mon regard se posa alors sur le

visage de Natsu. Il me dévisageait d’un air indéchiffrable. Je sentis le feu me monter aux joues. Je

déteste qu’on me dévisage ! Soudain, le bruit de plusieurs hommes dans la ruelle nous fit sortir de nos

pensées. Je commençai à paniquer. Je pensais vraiment que mon amie avait trouvé la meilleure

cachette de l’histoire mais la peur m’envahit quand même. Je m’assis alors sur le canapé, les

membres raides comme des piquets. Voyant ma réaction, mon amie vint s’asseoir à mes côtés et passa

ses bras autour de mes épaules pour me réconforter. Ce geste n’eut pas l’effet escompté puisqu’en

plus de mes membres-bâtons, je commençai à avoir la chaire de poule. Je ne me calmai que lorsque la

ruelle redevint silencieuse. Je me rendis compte alors que le mystérieux homme m’observait.

Maintenant, c’est à moi de poser les questions.

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